qui est le mari d elisabeth levy

jeserai ravie d'intégrer votre équipe; la diversité des individus d'une espèce; message de remerciement pour un restaurant; hanneton prononciation. elisabeth lévy qui est son mari. franck kita femme. bérénice acte 5 scène 7 analyse; comment supprimer watch sur facebook; lycée robert schuman metz section sportive; choc mots fléchés 4 lettres ; Junio 4, 2022. By FIGAROVOXTRIBUNE - La patronne de Causeur s'indigne que la réflexion de François Fillon sur la grossesse de Léa Salamé ait déclenché une fausse polémique. Elle s'inquiète des dérives d Polonyest liée à tous les réseaux des lobbies libertariens de Washington, comme Elisabeth Levy. On a vu Polony et Zemmour tourner dans tous leurs relais et notamment se porter cautions du MadameElisabeth Lévy, l’intéressant débat qui vous a opposé à Dieudonné (1) n’a à mon avis pas atteint son terme, en n’évoquant pas la question du partage des richesses à l elisabethlévy et son maripartition star wars marche impériale trompette. Credit Solution Experts Incorporated offers quality business credit building services, which includes an easy step-by-step system designed for helping clients build their business credit effortlessly. Toggle navigation. jennifer lopez ain't your mama; peinture bleu gris castorama; chicago police department saison not angka lagu cicak cicak di dinding. Sur le plateau de CNEWS, la chroniqueuse Elisabeth Lévy s’est scandalisée de l’acharnement médiatique des affaires de pédophilies et d’inceste qui secouent la France. Un débat houleux Je vois la différence de traitement qu’il y a entre un journaliste de gauche, Olivier Duhamel – visiblement il n’y a pas un déferlement – et un écrivain de droite, Gabriel Matzneff, qui était accusé de fait moins grave », s’offusque Elisabeth Lévy. Ce qui me frappe, c’est qu’on en parle comme si c’était avéré ! Un livre n’est pas une preuve ! Je n’ai pas de raison de mettre en doute la parole de Camille Kouchner, mais je n’ai pas de raison non plus de la prendre pour argent comptant » poursuit la chroniqueuse. Même si on a la certitude qu’un homme ait fauté, ce qui est possible. Ca ne fait pas de lui un monstre et quelqu’un qui doit être retranché de l’humanité ». Laurent Jacobelli, porte-parole du Rassemblement National, intervient Excusez-moi, je ne vais pas mettre les pieds dans le plat, mais on a un homme qui fait de la politique – chroniqueur sur d’autres chaînes – qui a écrit qu’il était excité quand des petites filles s’approchait de sa braguette » ! Et qui continue d’être invité sur les plateaux. » Elisabeth Levy prend la défense de Daniel Cohn-Bendit On ne peut pas comparer ! » Scandale Olivier Duhamel Dans un livre publié jeudi et dont des extraits ont été révélés lundi par Le Monde et L’Obs, la juriste Camille Kouchner accuse son beau-père d’avoir abusé de son frère jumeau quand ils étaient adolescents. La fille de Bernard Kouchner, y accuse très explicitement celui qui fut son beau-père, Olivier Duhamel, d’avoir abusé sexuellement son frère jumeau, lorsque celui-ci et elle-même étaient adolescents. Le très influent universitaire, homme de gauche, professeur, politologue, conseiller politique et chroniqueur média s’est enfermé dans le silence. Après avoir mis un terme à toutes ses fonctions professionnelles, il a eu ces quelques mots auprès de la rédaction de L’Obs Je n’ai rien à dire sur ce qui, de toute façon, sera, je ne sais pas, n’importe quoi, déformé ou quoi ». Animatrice de “Causeur”, l’auteur des “Maîtres censeurs” savoure le combat des idées sans se prendre au sérieux. Dans le Marais, facile de trouver l’immeuble d’Élisabeth Lévy Ça ressemble à la porte d’une entreprise. » On se re­trouve dans un joyeux bazar où les livres investissent plusieurs pans de mur. Trois fauteuils fatigués en cuir noir se dis­putent la place entre un bureau sur­chargé et une penderie. On se croirait dans un fumoir. Ou chez baptisé “salon de réflexion”, d’abord site Internet et désormais également men­suel, dont la journa­liste est rédactrice en chef depuis septembre 2007. Essayistes et chroniqueurs de tout bord y livrent leur analyse de la société et de la vie politique. Il y a une liberté totale. Il est assez rare que je pratique la censure. Il faut que les propos dépassent les bornes de l’acceptable. » Élisabeth Lévy propose du Perrier, cherche vainement un sac plastique contenant de précieux cahiers. Elle s’amuse Comme ça, ça fera de la couleur pour votre papier. » Elle les connaît, les ficelles du métier, depuis le temps qu’elle le pratique. Une baroudeuse en quelque sorte. Parce que, en plus de Causeur – où nous sommes tous mal payés pour le moment » –, Élisabeth Lévy travaille pour le Point, intervient sur Direct 8 et sur RTL, dans l’émission On refait le monde, où l’on peut entendre sa voix gouailleuse disséquer l’actualité avec d’autres polé­mistes. Pour presque rien. Mais plutôt que de se formaliser, elle sourit J’aime bien dire que je suis payée 150 euros la passe. » Ne pas se prendre au sérieux et débattre, elle sait faire. Et défendre des idées, quitte à essuyer le feu des polémiques. Elle avait quitté RTL et l’émission On refait le monde où elle était chroniqueuse, renvoyée par Pascale Clark, et elle est revenue y jouer les langues de vipère – titre de gloire des polémistes – quand Christophe Hondelatte a repris l’émission. Récemment, il y a eu ce duel avec Edwy Plenel, le rédacteur en chef de Mediapart, lors du débat sur l’identité nationale. Il faut être honnête, la bagarre m’amuse. Les gens qui vous cognent dessus vous font exister. » Et pourtant, cette femme menue, aux yeux bleus encadrés par une chevelure brune, refuse depuis longtemps qu’on hurle avec les loups ». Née à Marseille il y a quarante-six ans, elle commence sa carrière à l’AFP, puis au Nouveau Quotidien à Lausanne, de 1994 à 1996. Elle accompagne son complice, le journaliste et essayiste Philippe Cohen, à la création de Ma­rianne, en 1997. Licenciée par Jean-François Kahn pour incompatibilité d’humeur, elle écrit pour le Fi­garo et le Figaro Magazine et couvre la guerre du Ko­sovo à Belgrade. En 2000, elle acquiert une petite no­toriété grâce à son ar­ticle Kosovo, l’insoutenable légèreté de l’information », qui crée des remous dans la profession. Elle revient sur la manière dont les médias français ont couvert le conflit et pris parti. Je voulais dire que les Serbes n’ont pas commis plus d’horreurs ou de crimes parce qu’ils sont les plus salauds ontologiquement, mais parce qu’ils sont les plus forts. » Autre article remarqué, L’antifas­cisme ne passera pas », au plus fort de la “quinzaine anti-Le Pen” de l’entre-deux-tours de 2002, moque l’aveuglement des “résistants” à un fascisme inexistant. Mais elle s’impose véritablement dans le paysage avec son livre les Maîtres censeurs Lattès, 2002 dans lequel elle dénonce la nouvelle cen­sure insidieuse de la pensée unique, qui se réfugie derrière la tolérance et la bien-pensance, et un droit-de-l’hommisme devenu aujourd’hui si abstrait […] qu’il sert moins à lutter contre les tyrannies qu’à légitimer l’ordre du monde tel qu’il est ». Elle décortique ainsi une décennie d’information, privée selon elle de vrais débats d’idées. Le journalisme d’idées, elle y tient. Le journalisme est un métier intellectuel. Quand j’attaque, j’attaque sur les idées, pas sur les personnes. Cela dit, je n’ai pas peur des êtres humains. » Mais elle ne renie pas le journalisme de terrain, la séparation est impossible ». Et dans la façon dont certains le pra­tiquent, il y a des choses qui l’agacent, dont l’étalage des sentiments du journaliste. Votre émotion, on s’en fout. La communion universelle des médias m’emmerde. Notre boulot, c’est de donner de l’intelligibilité. » Le clivage droite-gauche, elle n’y croit pas J’ai compris un jour que je n’étais pas de gauche, mais je ne me sens pas particulièrement de droite. » De sa voix au timbre particulier, Élisabeth Lévy poursuit La gauche a un problème avec la réalité car elle fait d’une opinion une vérité, comme si on ne pouvait pas être autre chose que favo­rable à l’homoparentalité et qu’hostile à Nicolas Sar­kozy. Ce qui la conduit à mettre une chape de plomb sur le réel et à pratiquer l’indignation à jet continu. » La conversation tourne ensuite au­tour de la Fondation du 2-Mars, un think tank de tendance républicaine qui a notamment soutenu la candidature de Chevènement à la présiden­tielle. Ses buts promouvoir la culture et les valeurs républicaines, avoir un regard critique sur la mondialisation et lutter contre la pensée unique. Un truc excitant intellectuellement et ri­golo », comme Causeur. Comme tout ce qu’elle fait. Avoir de l’humour sur soi, c’est ce qui lui permet de se ré­concilier avec ses adversaires et évite de garder des rancœurs. C’est une perte de temps. Même dans le cas de mon ren­voi de France Culture, alors que l’émission critique des médias, le Premier Pouvoir, marchait bien. J’ai passé l’éponge, mais c’est comme ça. » Rigoler en bande, c’est son credo journalistique. Le duo qu’elle forme avec Philippe Cohen en est un exemple. Et pourtant ils ne partagent pas les mêmes opinions Philippe Cohen est plus de gauche, plus anti-Sarkozy. Mais à l’époque des nationaux-républicains, nous avons mené plus d’un combat en­semble. » Une sorte d’ouverture à la sauce journaliste. Les copains, essentiels. Même le barman du bistrot le confirme Éli, c’est une grande sœur, une copine. » Sérieuse, mais sans som­brer dans la gravité. Cet excès l’afflige J’ai l’impression que l’esprit de sérieux gagne tous les jours. » Son modèle en matière de pensée, qu’elle cite entre Proust, Nabokov et Balzac, était d’ailleurs un homme délicieux et hilarant » elle parle de Phi­lippe Muray, essayiste et pamphlétaire, dé­cédé en 2006 – un 2 mars, comme par ironie du sort. Le romancier et satiriste dénonçait la société moderne qui nie le réel, détruit le passé et infantilise les individus. Avec lui, elle signe Festivus, Festivus, un livre de conversations, variations autour de mêmes thèmes la fin de l’Histoire, le nihilisme festiviste, la médiocrité de la société postmoderne désormais sans repère. L’humour lui permet d’esquiver. À la question Qui auriez-vous aimé être ? », elle cite Quand Harry rencontre Sally et s’esclaffe grande, blonde, avec des gros lolos, notre cauchemar à toutes ». Des enfants ? Chacun son job. J’ai des frères et sœurs qui perpétuent l’espèce. » De sa vie privée, elle ne dira plus rien, elle ne parlera pas de sa foi ou de son absence de foi, même si elle vient d’une famille juive pratiquante. Bien sûr, je suis dépositaire d’un héritage, d’une culture. Cela oriente certains de mes centres d’intérêt, sans doute aussi mes convictions. J’espère que cela ne pèse pas sur ma ré­flexion. » Le reste de son histoire est celle de la méritocratie républicaine ado “em­merdante” au lycée, vexée de rater le bac à force de sécher, elle s’inscrit en his­toire… et fait Sciences Po. J’ai découvert un monde dont je n’avais pas les codes. » On pense un peu à Éric Zem­mour, en bottines-jean serré. Là aussi, sans entrer dans les détails, elle ­s’échappe d’une pirouette Pas tout à fait, comme par exemple sur la question de l’avortement, je suis moins tranchée. » On aimerait en savoir plus, mais l’entretien s’arrête là. Elle se rend rapidement au kiosque et allume une ciga­rette le secret de sa voix grave, qui lui permet de refaire le monde et de rire sérieusement. Cécile Thomas A lire également… Les nouveaux insoumis, par Laurent Dandrieu Finkielkraut, l’inoxydable, par Jean-François Gautier Dans nos archives Entretien avec Élisabeth Lévy "Le Bling Bling" pour tous. Partager Photo © SIPA L'arrêté qui voulait interdire la vente d'alcool dans l'Aisne est finalement annulé mais selon Elisabeth Lévy, il faut garder un oeil sur les différentes décisions prises par les hommes politiques en ce moment. Finalement le Préfet de l’Aisne a fait marche arrière la vente d’alcool est de nouveau autorisée. La prohibition aura duré moins de 24 heure. Mais anecdote montre qu’à l’heure du confinement, la France des technos peut continuer à pourrir la vie de celle des bistrots. Pour son bien. S’étant avisé que la vente d’alcool à emporter avait augmenté, Ziad Khoury a pris un arrêté lundi terminé dans tout le département. Objectif éviter que le cocktail alcool + confinement entraine une recrudescence des violences conjugales. Ce n’est pas un pb négligeable. Avec ou sans alcool. Huis clos avec un conjoint violent peut tourner au cauchemar. Il est vrai qu’avec ou sans confinement l’alcool désinhibe les brutes. Mais comme le tweetait un certain Maximepriver un homme violent et alcoolique de son alcool pour le calmer une idée de génie ». Les addictologues consultés par le préfet APRES son arrêté l’ont convaincu de renoncer. Préfet devrait plutôt mobiliser sa police. Sera aussi utile à protéger les femmes et les hommes battus qu’à contrôler le cabas des honnêtes gens. Toute la vie sociale ne se résume pas au COVID 19. C’est aussi le rôle de l’Etat de lutter contre l’alcoolisme. D’abord, on peut encourager pas imposer. Nous ne sommes pas des enfants. Et puis, est-ce le moment ? Dans sa grande sagesse, le gouvernement a laissé les tabacs ouverts et non ce n’est pas pour toucher les taxes. D’ailleurs, à coups de visio-apéros, une bonne partie de la France confinée toutes classes sociales confondues a tendance à abuser de la bouteille et à trop manger. Ce n’est pas bien. Puisque le préfet a reculé quelle importance. L’épisode a réveillé la méfiance du petit peuple comme dit Onfray, voire chez certains le soupçon que les élites ont inventé le corona pour mieux nous tenir medico-négationnisme. Et pas seulement dans l’Aisne, victime d’une stigmatisation collective et préventive. Bref, la France des Gilets jaunes s’est étranglée de rage ou de rire. Les gars, la dictature continue. Ça commence aujourd’hui dans l’Aisne faites tourner à max et faites vos stocks. » Marcel Aiphan On n’est pas capable de définir une liste des entreprises vitales ni une norme de protection des salariés mais on met un département en sevrage forcé et on limite les enterrements. C’est à nous qu’ils font la guerre. » Nous contre eux, nous y revoilà. Nous les petits, nous les pauvres, nous la piétaille. La France qui fume des clopes et roule au diésel. Céline prédisait qu’un jour tous les plaisirs de pauvres seraient interdits. Alors pour cette fois, c’est bon circulez, mais on vous tient à l’œil. FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Si les actes anti-chrétiens représentent l’écrasante majorité des atteintes aux lieux de culte commises en France, on en parle trop peu au goût d’Élisabeth Lévy. La journaliste a décidé de remédier à ce silence médiatique et traite le sujet en Une du dernier numéro de Lévy est journaliste et directrice de la rédaction de La Une de Causeur est consacrée ce mois-ci aux actes antichrétiens avec ce titre Ces victimes dont on ne parle pas». Ne craignez-vous pas de nourrir et l’idéologie, et la concurrence victimaire?Élisabeth C’est un risque, voilà pourquoi il faut lire Causeur, au-delà de notre Une… Car nous appelons au contraire les catholiques à ne pas tomber dans le piège victimaire . Pour autant, on peut comprendre que certains cathos en aient marre d’être les seuls exclus de la distribution de compassion publique offerte, non seulement à chaque groupe la réclamant au nom des avanies passées et présentes qu’il a subies, mais aussi à un boxeur de flics. Alors disons que cette Une est notre cagnotte pour les cathos. Les médias ont abondamment traité les turpitudes de certains prêtres et le silence de l’Église à leur sujet - non, parfois, sans une pointe de joie mauvaise peut-être inconsciente. On a exprimé pour la tristesse des catholiques trahis par leurs guides une sollicitude bruyante. Tout cela est légitime. Reste que, si nombre de ceux qui s’indignaient hier que l’on parle des racines chrétiennes de la France câlinent aujourd’hui le catho malheureux, c’est peut-être parce que son malheur a été causé par d’autres catholiques - et non des moindres. On s’entre-accuse souvent, dans le débat public, de préférer certaines victimes à d’autres, mais peut-être choisit-on moins ses victimes que ses coupables. Il nous a donc semblé juste d’attirer l’attention sur un plus petit malheur, un malheur à bas bruit qui fait peu de victimes, mais dont l’ampleur nouvelle, et plus encore l’indifférence qu’il suscite, disent peut-être quelque chose de nous. Les médias ont abondamment traité les turpitudes de certains prêtres et le silence de l’Église à leur sujet – non, parfois, sans une pointe de joie mauvaise peut-être inconsciente. Sur les quelque mille atteintes aux lieux de culte de gravité variable recensées par le ministère de l’Intérieur, les églises et cimetières chrétiens représentent 75 à 90 % de l’ensemble. Or, quand le président se rend promptement sur des tombes juives profanées, et, dans un autre registre, quand tous les JT rendent compte de l’attaque d’un temple franc-maçon par des gilets jaunes», seule la presse de droite» évoque les profanations autrement que par des brèves, comme s’il était acquis que les cathos ne sont plus qu’une sous-tribu de la famille réac, dont on chante en même temps la disparition prochaine sous les coups bienveillants du progressisme et la force menaçante et montante sous les traits du lire aussiÀ quoi bon défendre les chrétiens? Ça ne rapporte rien!»Les catholiques restent souvent discrets, pour se montrer dignes face à ces attaques. Cela change un peu des plaintifs... CauseurCertes, le chœur victimaire est déjà fort bien pourvu - du reste, les cathos peuvent individuellement y participer à d’autres titres. Et l’initiative de députés qui veulent créer un délit de cathophobie» était pour le moins désolante. Nous n’avons nullement besoin que les cathophobes» viennent s’ajouter aux autres malfaisants dans la cage aux phobes» cauchemardée par Philippe Muray et faite par les bons soins de la gauche terranoviste. En effet, au moment où les cathos deviennent concrètement minoritaires, comme le montre Jérôme Fourquet, la tentation est grande pour eux de se penser comme une minorité et de réclamer les égards afférents à ce statut. Mais s’ils sont, comme l’a dit Manuel Valls après l’assassinat du père Hamel, l’âme de la France», ils ne peuvent pas être en même temps une minorité parmi d’autres. Le catholicisme n’est pas seulement une religion, il est notre terreau culturel - il s’agit précisément de savoir s’il l’est toujours. C’est d’ailleurs en raison de son statut d’ancienneté et de majorité que les tribunaux l’ont longtemps prié d’avoir le cuir plus épais que les autres face à la caricature. Reste à savoir si, faute de remplir les églises, il doit aujourd’hui être dépouillé des derniers bénéfices symboliques de ce statut. Bref, devons-nous, parce que nous avons cessé d’être catholiques, oublier que nous l’avons été?On dirait que vous regrettez l’emprise de l’Église sur la société... Nous avons besoin d’une culture de référence, d’un récit national qui accommode nos gènes gréco-latins, catholiques et révolutionnaires. Bien sûr, et aussi le temps où les honnêtes femmes se mariaient! Non, je ne regrette nullement le temps où nous vivions sous l’empire des diktats divins et je préfèrerais que toutes les sociétés vivent à leur tour la sortie de la religion. Le règne de l’Église sur les esprits est révolu et on ne s’en plaindra pas. Comme religion, cela fait longtemps que le catholicisme est devenu une affaire privée, autrement dit qu’il s’est adapté à la laïcité, et que les cathos vivent-ensemble avec les bouffeurs de curé. Aujourd’hui, alors que seulement une moitié des Français se déclare catholique et que 5 % de cette moitié soit 2,5 % des Français se rend à la messe au moins une fois par mois, notre ennemi, ce n’est plus vraiment le cléricalisme - enfin pas celui-là -, mais l’oubli de ce que nous sommes, l’effacement des traces et parfois des pistes léguées par les siècles passés. En somme, peut-être sommes-nous en train de cesser d’être des catholiques-zombies», le nom désobligeant qu’Emmanuel Todd a donné à ce que j’appellerais les cathos culturels. Je ne suis pas sûre qu’il faille s’en réjouir. Nous avons besoin d’une culture de référence, d’un récit national qui accommode nos gènes gréco-latins, judéo-catholiques et révolutionnaires. Si nous y renonçons, ne doutons pas que des récits concurrents, et fallacieux, comme celui qui nous explique que l’islam est une religion aussi française que le catholicisme, occuperont le terrain a-t-il pas des raisons objectives au fait que la profanation des églises suscite moins d’indignation que celle des cimetières juifs, des synagogues ou même des mosquées? D’après le ministère de l’Intérieur, cela est souvent l’œuvre de marginaux ou de petits délinquants il n’y a pas dans ces actes la même charge idéologique...Évidemment, ce n’est pas la même chose et personne ne prétend le contraire, à commencer par l’Église qui fait profil bas. D’abord, dans la plupart des cas, les actes anti-chrétiens ne visent pas des personnes mais des bâtiments, ensuite ils traduisent plus souvent l’ennui ou le désœuvrement que la haine. On peut profaner une église sans éprouver de sentiment négatif pour les catholiques. On comprend aisément qu’il en va différemment d’attaques contre des synagogues ou des mosquées. L’église fait partie du paysage, ce n’est pas comme pièce rapportée» qu’elle est agressée, mais parce qu’elle est, comme le dit le proverbe, au milieu du village. Toutefois, depuis les attentats avortés contre des églises et l’assassinat du père Hamel, nous savons que, si les chrétiens ne sont pas ici en première ligne du choc des civilisations dont ils sont les otages au Moyen Orient, ils sont eux aussi dans la ligne de mire des djihadistes qui appellent volontiers à tuer des juifs et des infidèles. Alors certes, aucun Merah n’est entré dans une école catholique et c’est tant mieux. Il ne s’agit pas de savoir qui sont les chouchous du malheur», pour reprendre une expression d’Alain Finkielkraut, mais de s’interroger sur nos compassions sélectives. Pourquoi le spectacle de la cathédrale de Lavaur profanée par des gamins nous émeut-il infiniment moins que celui de la porte d’un ministère saccagé?Eh bien oui, pourquoi? Le seul sacré que connaît le progressisme, c’est celui des droits individuels. Pour le philosophe Olivier Rey et le théologien Jean-François Colosimo, l’absence de toute motivation idéologique des profanateurs d’églises et notre indifférence collective à leurs forfaits révèlent surtout que le sacré a déserté nos existences, ne serait-ce que comme adversaire à abattre. Rey estime que l’Église y a contribué en affadissant son discours. Il est vrai que, quand j’étais ado, l’aumônerie que fréquentaient mes copains était un endroit assez attirant où on draguait et jouait de la guitare. Pour ma part, j’ai du mal à adhérer à la déploration de notre vide spirituel, sans doute parce que j’ai une faiblesse coupable pour la société libérale. On peut en même temps se réjouir que l’humanité soit confrontée à cette vertigineuse liberté et regretter que nous ayons renoncé à tout sacré de substitution, sans lequel nous ne savons plus vraiment comment faire peuple. On pourrait penser que la République est désormais pour nous plus sacrée que l’Église, mais c’est de moins en moins vrai, comme le démontre mélancoliquement Régis Debray. Le seul sacré que connaît le progressisme, c’est celui des droits reprochez aux médias de se focaliser davantage sur les affaires de prêtres pédophiles. Mais là aussi, cela touche des personnes et non des pierres. Vous ne pouvez pas tout mettre sur le même plan!Et nous ne le faisons pas. Je me permets d’ironiser légèrement sur les grandes marques d’affection qui entourent aujourd’hui les catholiques déboussolés par ces affaires. On s’inquiète jusque sur le plateau de Yann Barthès du malaise de l’Église et de la crise des vocations qui ne va pas s’arranger avec tout ça. Il y a six ans, quand les mêmes paroissiens défilaient contre le mariage pour tous», un tombereau d’injures et de sarcasmes se déversait sur eux. Peut-être espère-t-on secrètement, dans les curies médiatiques, que ces déboires vont en déciller quelques-uns et les convertir à la vraie religion - celle du partie des catholiques refuse désormais de tendre l’autre joue et s’indigne d’un deux-poids, deux-mesures. Cela signifie-t-il qu’en dépit de vos appels, les catholiques sont en train de devenir une minorité comme les autres?C’est une tendance, mais je n’ai pas le sentiment qu’elle soit majoritaire, même si certains députés surfent dessus dans un esprit vaguement clientéliste. C’est un piège. De surcroît, les flopées de déclarations, de mobilisations et de nous ne céderons pas» n’ont pas fait reculer l’antisémitisme d’un iota. En réalité, le mimétisme victimaire ne ferait qu’accélérer le déclassement du catholicisme, de substrat culturel majoritaire en religion minoritaire. Les cathos auraient tort de troquer les vestiges de leur droit d’aînesse contre des nounours, des bougies et des grands discours. Portrait d'Elisabeth Quin. Frédéric Stucin Pasco Quand Elisabeth Quin ouvre les portes de son appartement parisien, c'est pour mieux dévoiler la maison de ses rêves. On y entend le chant des martinets tandis que s'engouffre le souffle du Meltem. Interview déco avec humour et poésie ! Journaliste et écrivain, Elisabeth Quin s'est fait une réputation dans le paysage audiovisuel par ses années cinéma sur la chaîne Paris Première. Depuis 2012, elle a rejoint Arte où elle anime le magazine quotidien 28 minutes. Elisabeth Quin, c'est un style, un ton bien à elle, incisif et percutant, à l'image de la visite privée de son intérieur. Place au design, au beau et à l'épure. Assurément, l'hôtesse des lieux est une femme de goût et d'esprit. Votre pièce préférée où vous aimez être et passer du temps ? Elisabeth Quin Mon lit à l'heure du petit déjeuner avec un livre vers 7 heures. Sinon le salon, pour la lumière du soleil couchant le soir. Rose sur les murs. Votre mobilier plutôt moderne, ultra design, de famille, broc' ? Elisabeth Quin Design mais pas ultra. >> A lire aussi >> Où vit Laurent Mariotte, le chroniqueur culinaire de TF1 ? Le plus insolite ou inattendu que l'on peut découvrir chez vous ? Elisabeth Quin Des sculptures, des dessins érotiques et des boîtes de Charles Matton. Un objet ou meuble dont vous ne pourriez vous séparer ? Elisabeth Quin Vous connaissez la phrase de Cocteau. Si la maison brûlait qu'emporteriez vous ? Le feu. Ok avec lui dans l'esprit, mais sans pin-pon. Votre couleur favorite dans votre intérieur ? Elisabeth Quin Murs blancs, moquette taupe, velours châtaigne, aubergine, vert. Depuis 30 ans. Aucune imagination. >> A lire aussi >> Où vit Marine Vignes, la présentatrice du magazine "Météo à la carte" sur France 3 ? Votre dernier achat - utile ou futile ! - pour la maison ? Elisabeth Quin Juste beau, intemporel, comme un tableau de Morandi qui prend vie. Trois vases scarifiés de Guido Gambone. La cuisine, plutôt ouverte ou fermée ? Elisabeth Quin Fermée, on n'a pas élevé les cochons ensemble ! Un plat à l'improviste sur le pouce pour vos amis ? Votre spécialité ? Elisabeth Quin Pâtes aux citrons, recette de l'Hôtel Santa Caterina d'Amalfi Et la télé, dans quelle pièce ? Elisabeth Quin Format timbre poste dans la cuisine, jamais dans une chambre, juste un grand écran pour voir des films ou des séries en DVD... Vivez-vous en musique ou plutôt en silence ? Elisabeth Quin Idéalement avec le chant des oiseaux ! Martinets le soir, quasi disparus à Paris... Musique ET silence, plus rires d'enfant, et pendant 16 ans aboiement d'un chat chien, un "chiat" hybride, mort hélas récemment. Plutôt bougie ou plutôt parfum d'ambiance ? Elisabeth Quin Vaporisateurs Ambre de Dyptique, et bougies de Frédéric Malle, effroyable péché mignon. Rideaux, portes, volets ? Qu'est-ce que cela vous inspire ? Elisabeth Quin Je rêve de vivre avec le Meltem qui s'engouffre dans les pièces la nuit, mais c'est un doux délire je ne peux dormir que dans le noir absolu. Dans volets, j'aime l'expression " à l'espagnolette". Que trouve-t-on sur votre table de nuit ? Elisabeth Quin Mélatonine, valériane, gougouttes à son chat pour dormir, une boîte à pilules Line Vautrin, des livres, ma montre, mes lunettes, et un vide-poche offert par mon amie Daphné Roulier. Portrait d'Elisabeth QuinFrédéric Stucin PascoUne astuce déco ou rangement ? Elisabeth Quin Pas d'astuces. Que des problèmes et des solutions avec les professionnels. Je ne sais pas planter un clou, mais je sais regarder. Rêvez-vous d'une pièce en plus ? Si oui, pour quel usage ? Elisabeth Quin Une bibliothèque-dressing. Plutôt ordonnée ou bordélique ? Elisabeth Quin Maniaque avec crises de bordels circonscrits... Etes-vous plantes vertes, fleurs, balcon, terrasse, jardin ? Elisabeth Quin Citronnier, oliviers et géraniums énormes sur la terrasse, et dans un vieux bénitier en pierre récupéré dans une chapelle désaffectée du Jura, un parterre d'herbes aromatiques, basilic et verveine et romarin. Vos adresses ou marques coups de coeur pour la maison shopping, déco, fleuriste, etc.? Elisabeth Quin - Les Puces mon ami Eric Fleuret, pour ses céramiques, à Saint-Ouen ; - Le galeriste de céramiques Pierre Marie Giraud à Bruxelles ; - Les sites Arcobaleno et Deconet ; - Et le pif ! Où retrouver Elisabeth Quin ? Sur Arte dans le magazine 28 minutes, du lundi au vendredi à 20h05.

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